Couleur émeraude

Couleur émeraude

Tu as pleuré

Tu as pleuré

 

C’était un soir de juin, on était le vingt-six,

On avait travaillé à une heure avancée.

C’est toi, c’est moi ? Je ne sais plus qui en a eu l’idée,

Mais dans ta voiture je me suis trouvé assis.

Doucement on roulait en direction de Rolle.

Par où on avait fait, par le lac, par les vignes ?

Tu t’en souviens peut-être, fais-moi un petit signe.

Tu sais, je te vois d’ici, et ça me fait tout drôle.

On avait stationné à côté du château,

Je t’ai tendu ma main, sans un mot, tu l’as prise.

On a marché un peu, il n’y avait pas de bise.

Je n’oublierai jamais ce jour, que c’était beau !

Face à l’île sur un banc, nous nous sommes assis,

Je t’ai parlé de moi, récité « l’âme sœur »,

J’ai parlé de mon île, pour certains : paradis,

Sur mon épaule doucement, tu appuyas ta tête,

Deux grosses larmes ont coulées, perlant ainsi tes yeux.

Pourquoi … ?

J’étais heureux…

Toi pleurant, moi heureux, pourtant ce n’était pas bête.

Sur quoi as-tu pleuré ce soir-là sur les quais ?

Je n’ai pas osé poser cette question indiscrète,

Il y a des raisons qu’il faut garder secrètes.

Bien plus tard, j’ai compris, revenant sur les quais…

Ce soir-là, j’étais heureux, heureux, heureux !

Ma plume sur le papier écrivit quelques vers,

Devant moi, mouillés de larmes, il y avait tes yeux verts.

Ecrire, c’était trop peu, je t’aimais.


Henry Bouchaut



30/11/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 6 autres membres