Couleur émeraude

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La problématique de l'eau

Un problème récurent depuis plus de 30 ans.

 

La production et la distribution d’eau potable est un service public qui relève de la compétence des communes. Ces compétences peuvent être transférées, sur décision de la collectivité à un Etablissement Public de Coopération Intercommunal. (EPCI)

Les services publics de l’eau potable et de l’assainissement  sont une compétence des collectivités. Le code général des collectivités territoriales confie aux communes la compétence obligatoire de :

  • Produire, transporter et de distribuer l’eau potable
  • Collecter et de traiter les eaux usées raccordées au réseau collectif, d’éliminer les sous-produits issus de ce traitement
  • Contrôler les installations d’assainissement non collectifs.

En Guadeloupe, la crise de l'eau est "grave et sérieuse", vient de constater une étude du ministère de l'Environnement Un constat qui, sur place, ne surprend personne: le problème dure depuis plus de 30 ans et affecte tout le territoire. 

 

Chez l'écrasante majorité des Guadeloupéens, tourner le robinet ne sert à rien. Pour pallier un réseau de distribution hors service, des coupures sont organisées, un calendrier censé alimenter les communes en alternance et permettre aux habitants d'organiser leur vie en fonction de l'heure des coupures, qui durent entre 12 à 24 heures. 

 

S'ajoutent aussi les coupures imprévisibles et injustifiées, dans certaines zones régulièrement à sec. Alors, chaque foyer s'organise  en stockant des dizaines de bouteilles en plastique.

    

En janvier 2018, un plan d'urgence de 71 millions d'euros a été voté. Au total, 600 millions seraient nécessaires pour

une remise à plat du système. 

 

Avant les Assises nationales de l'eau, attendues au deuxième trimestre 2018, le chef de l'Etat a plaidé pour "améliorer une situation qui n'est pas acceptable par nos concitoyens en Guadeloupe". 

 

Le secrétaire d'État Sébastien Lecornu a indiqué en novembre 2017 aux élus locaux que c'était à eux qu'incombait "la responsabilité de trouver les solutions concrètes", affirmant que Paris ne pourrait pas donner de solutions sans "une gouvernance partagée de l'eau en Guadeloupe".

 

Quelques  Déclarations :

- Jacques Gillot ( Président du Conseil Général de 2011 à 2015): “Il est inadmissible qu’en 2014, une part aussi importante de la population guadeloupéenne soit privée de l’élément vital qu’est l’eau potable !!” 

 

Alors que la Générale des Eaux quittait la gestion et l'exploitation du réseau d'eau (décembre 2014), son directeur général expliquait dans nos colonnes les raisons de ce départ. Il portait sur le secteur de l'eau un regard sans concession, qui prend une saveur inédite au vu des révélations du rapport d'audit. Nous republions un extrait de cette interview.

 

« La situation de la distribution de l'eau potable en Guadeloupe n'est pas acceptable. Les réseaux et le service se dégradent alors que partout ailleurs, ça s'améliore. (...). Un tuyau a une durée de vie de 50 ans. Tous les ans, il faut en rénover 2%. En Guadeloupe, les communes n'ont rien fait pendant vingt ans. Il y a donc un retard sur 40% du réseau. Il faudrait 800 millions d'euros d'investissement pour le restaurer. Des investissements difficiles à faire aujourd'hui. D'abord parce que le prix de l'eau n'a pas augmenté depuis 2008 -ce prix était d'ailleurs 25% moins cher que celui de 2007. Ensuite, parce que les impayés explosent, en raison des coupures d'eau et de l'appauvrissement de la population. Et moins les investissements se feront, plus la situation se dégradera et moins les gens paieront. La Guadeloupe est dans une spirale mortifère. (...) » « Il est aussi nécessaire de réfléchir à la mise en place d'un tarif unique de l'eau. La généralisation de la mensualisation des factures d'eau pour les consommateurs est aussi une demande urgente à satisfaire. Une mesure sociale que l'on doit aux familles. »

 

Généralités :

 

En 2015,

- la ressourse potentielle en eau   en Guadeloupe est estimée à 7'000 m3. En France Exagonale, elle est de 3'000 m3.

- La pluviométrie est estimée entre 3 et 4 milliards de m3/an

- La production est de 170'000 m3/j

-30 millions de m3 sont perdus 

 

En 2015, l’eau est prélevée via 64 points de prélèvements (28 en rivière et 36 en souterrain) qui alimentent 52 unités de production. 71 % des prélèvements s’effectuent en Basse-Terre (donnée de 2011). 

 

 Le réseau de distribution représente environ 4 250 km (hors branchements). Le taux de rendement technique du réseau était de 51 % en 2008. 

  

La loi considère que le service de l’eau potable est un service public industriel et commercial (SPIC,

au même titre que le service de l’assainissement), dont le financement est assuré par les redevances perçues auprès des

Quand, en 2016 la Générale des Eaux (Véolia) a quitté le navire, (l'entreprise assurait la production et le transport d'eau sur la zone couverte par le Siaeag, Cap Excellence et la Communauté d'Agglomération du Nord Grande-Terre, ndlr), les collectivités ont eu à affronter la reprise et surtout des revendications sociales, et un « service d'exploitation déficient » , avec des systèmes de facturations et des fichiers d'abonnés obsolètes.

 

Est venue se greffer sur ce bazar ambiant la réforme des collectivités modifiant ainsi les frontières, les compétences et les têtes dirigeantes des collectivités, sans que tous ces changements n'intègrent dans leur organisation la gestion de l'eau. De fait, entre les compétences des uns, les périmètres d'actions des autres, et les dissensions politiques et autres guerres d'ego, la réalité administrative ne recouvre plus la réalité technique. Résultat : l'imbroglio est insoluble et les collectivités multiplient depuis des années des comportements de cour de récréation à coup de communiqués qui rejettent la responsabilité sur l'autre.

Sans jamais s'attaquer au problème de fond, malgré les promesses électorales.

usagers pour le service rendu. 

 

“La distribution de l’eau potable connaît d’importants dysfonctionnements imputables en partie à la vétusté des équipements : le parc de châteaux d’eau est aujourd’hui âgé de plus de 30 ans, les fuites dans le réseau sont nombreuses et la fraude (compteurs trafiqués ou raccordements clandestins) est assez répandue. La Générale des Eaux poursuit ses efforts d’amélioration des performances. En 2007, elle a réceptionné 20 kilomètres d’extension du réseau portant sa longueur totale à 4 131 kilomètres (3 725 kilomètres en distribution et 406 kilomètres en adduction). En dépit d’une amélioration de 6 points, le taux de rendement technique du réseau ne s’établissait en 2007 qu’à 56 % pour les réseaux de distribution et entre 70 % et 80 % pour les réseaux d’adduction.”

 

 

“On relève plus de 3000 fuites d'eau par an, causées par des mouvements de sols, des affaissements de chantier, le vieillissement des canalisations, etc., et plus de 40 % de perte d'eau dues à la vétusté des canalisations et à des détournements d'eau. A Capesterre-Belle-Eau et à Goyave, on enregistre entre 40 % et 60 % de perte. 

 

 

 

LES OPÉRATEURS DE L'EAU POTABLE EN 2018 

 

1- Anse Bertrand, Port Louis, Petit Canal, Morne à l’Eau, Moule ==> Communauté d’agglomération du Nord Grande Terre :  5 communes

                                                                                                                                            

 2- Gosier, Sainte Anne, Saint François, Désirade ==> Communauté d’Agglomération de la Riviera du Levant : 4 communes

 

3- Bouillante, Vieux Habitants, Baillif, Basse Terre, Vieux Fort,  

    Saint Claude, Gourbeyre,  Trois Rivières, Capesterre Belle-Eau, 

    Terre de Haut, Terre de Bas ==> CASBT, Communauté d’Agglomération du Sud Basse-Terre regroupe : 11 communes

 

4- Goyave, Petit Bourg, Lamentin, Sainte Rose, Deshaies, Pointe Noire ==> Communauté d’agglomération du Nord Basse-Terre : 6 communes

                                                                                                                                         

  

5- Capesterre, Grand Bourg, Saint Louis ==> Communauté des Communes de Marie-Galante :3 communes

                                                                                                                                         

 

6- Abymes, Baie-Mahault, Pointe-à-Pitre ==> Cap Excellence :3 communes

                                                                                                                                         

 

 

 

 Face aux privations d’eau trop souvent non annoncées et pour toutes sortes de motifs, l’insoutenable défaillance du service public dans la distribution d’eau dont souffrent des milliers d’usagers, les inlassables coupures prolongées, intempestives, aléatoires, l’exaspération  des abonnés les conduit à ériger des barrages en signe de protestation.

 

 Quelques dates à retenir :

 

2018 : 

- 6 mars 2018, Annick Girardin, ministre des Outre-mer et Sébastien Lecornu secrétaire d'Etat à la transition écologique et solidaire lors de leur visite en Guadeloupe, ont annoncé que L'Etat "accompagnera le plan d'urgence sur l'approvisionnement en eau" de la Guadeloupe à hauteur de 7,7 millions d'euros.

Cette participation financière, qui était très attendue, est le premier des trois volets de l'accompagnement de l'État qui appuiera aussi l'ingénierie du projet avec une "équipe d'ingénieurs du Centre d'études et d'expertise sur le risque, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA), mais aussi une +task force+ permettant d'accélérer les procédures d'autorisation et de lancement des travaux (marché publics, autorisation loi eau, etc.)", précise un communiqué de la préfecture.

 

- Le 20 juillet, un rapport d'audit demandé par les services du ministère de l'Environnement, accablait le système de l'eau Guadeloupe. 

Au fil des ans, des transferts de compétences, des changements d'opérateurs et des délégations de services publics, l'organisation de la gestion de la production et de la distribution d'eau potable en Guadeloupe est floue.

 

2017 :

- Janvier 2017 Le SIAEAG dessert désormais ses usagers  via deux Régies: la Régie du SIAEAG et la Régie Nord Caraïbes. 

 

2015 :

- 09 octobre 2015  “Le SIAEG réclamait à la CASBT le paiement d'une facture de près de 6 millions pour la vente d 'eau en gros aux communes de Capesterre Belle-Eau et des Saintes. Le Tribunal Administratif vient de débouter le SIAEG de sa demande de condamnation au motif qu'il n'existe aucun contrat entre les deux parties.”

 

- novembre 2015 Le Département adhère au syndicat unique de l'eau. Les élus du conseil départemental ont approuvé, en plénière, les statuts et la création du syndicat mixte « Eaux de Guadeloupe », ainsi que son adhésion à ce syndicat.

 

 - 11 mai 2015 Poursuivant son action citoyenne pour la transparence sur le prix de l’eau, la qualité du service public, le CIPPA invite les abonnés à s’enquérir auprès de leur maire afin de demander la communication des documents qui doivent être mis à la disposition du public.”La fixation du taux d'octroi de mer relève de la compétence de la Région Guadeloupe, c'est la raison pour laquelle, nous vous demandons d’enlever l’eau du champ d’application de l’octroi de mer, puisque ce n’est pas une activité de la production, telle qu’elle est définie par l'Article 2 de la loi n° 2004- 639 du 2 juillet 2004. E effet, concernant l’eau qui coule dans les robinets, il ne s’agit pas d’opérations de fabrication, de transformation, de rénovation de biens meubles corporels, agricoles et extractives ..."

 

- 31 janvier 2015 CIPPA : Pétition pour la suppression de l'octoi de mer et de la TVA sur l'eau“L'analyse détaillée des factures d’eau, révèle que l’eau est frappée d'un taux d’octroi de mer régional de 1,5% dans certaines communes, et dans d’autres de 1%. Ce qui sous la forme est déjà anormale, voire illégale, puisqu’il s’agit d’une taxe régionale, dont le montant doit être identique sur tout le territoire de la Guadeloupe.”

  

2014 :

L’année 2014 avait été marquée par de nombreuses coupures d’eau sur l’ensemble du territoire. Afin de rétablir le réseau de distribution d’eau potable en Guadeloupe, un plan d’urgence de 22 millions €, lancé par la Région et le Département, avait été enclenché au mois de septembre 2014 prévoyant notamment la création d’une usine au Moule et le renouvellement d’une partie du réseau de distribution à Sainte-Anne. L’usine de production d’eau potable du Moule a été mise en service en septembre 2015. Sa capacité de production est d’environ 6 000 m3 /jour d'eau potable. Ce volume supplémentaire compense notamment le déficit en eau de cette zone et améliore de manière significative les conditions de distribution de l’eau potable dans toute la Grande-Terre. Cet investissement de 2,5 millions € a été porté par le Conseil départemental et a été financé par l'Office de l'Eau de la Guadeloupe. Par ailleurs, plusieurs travaux sur les infrastructures ont été lancés en 2016 notamment les travaux de renouvellement et de sécurisation à Sainte-Anne.”

- 26 décembre 2014, Privés d'eau depuis 15 jours, les habitants ont bloqué la circulation, vendredi matin, devant la mairie. Après des discussions avec des adjoints, un protocole non signé et l'eau est revenue dans les robinets de Moro en début d'après-midi.

 

- 19 décembre 2014, Les habitants sont particulièrement touchés puisque la quasi totalité de la population est privée d’eau depuis 4 jours, cette situation menaçant ainsi l’hygiène et la santé des familles.   Tout est parti du licenciement de 144 salariés de la Générale des Eaux qui gère la distribution de l’eau en Guadeloupe. Ces licenciements s’expliquent par le non règlement d’une dette de 23 millions d’euros correspondant à des services non réglés par les collectivités locales. De plus, le contrat d’exploitation entre la Générale des Eaux et les collectivités prend fin au 31 décembre 2014.”

 

- 11 décembre 2014 La majorité des structures gestionnaires d'eau potable en Guadeloupe est favorable à la création d'un syndicat unique de production d'eau potable. Seule la communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre a refusé.”

 

- 10 décembre 2014 - CIPPA (lettre au président de Région) : “Après avoir analysé dans le détail des factures d’eau provenant de plusieurs communes, nous avons à notre grand étonnement, constaté que l’eau était taxée dans certaines communes à un taux d’octroi de mer régional de 1,5% et dans d’autres à 1%. Ce qui sous la forme est déjà anormale, voire illégale, puisqu’il s’agit d’une taxe régionale, dont le montant doit être identique sur tout le territoire de la Guadeloupe.”

 

- 20 décembre 2014, Moins de 24 heures après la proposition formalisée par les élus de Guadeloupe pour sortir de la crise de l'eau qui dure depuis 6 jours, la Générale des eaux (GEG) vient de répondre par une fin de non-recevoir. 

  

 - 02 octobre 2014,  Exit la Générale des eaux. Les agents viennent de basculer sous la direction générale de la Communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre (CASBT). C'est fait! La régie des eaux du Sud Basse- Terre vient de prendre les choses en mains, du côté de Capesterre-Belle-Eau, conformément aux décisions qui ont été arrêtées lors du conseil communautaire du 15 septembre. Après les réunions de travail avec la Générale des eaux, la réception des agents par la présidente de la CASBT et, surtout, la réception des différentes clés - notamment celles des réservoirs, des surpresseurs et autres installations, ainsi que celles de la station d'épuration - tout est en place pour fonctionner.”

 

- 07 août 2014, (Nouvelles Etincelles) “Depuis l'année 1993, à l'occasion du conflit de l'eau qui a vu le jour à Capesterre Belle-Eau, le Parti Communiste Guadeloupéen a posé la revendication politique de la création d'un service public de l'eau à l'échelle de la Guadeloupe. Cette revendication a fait l'objet de propositions présentées par les élus communistes au Conseil Régional de la Guadeloupe le 6 mai 1996, puis adressées par le Secrétaire Général du Parti le 21 février 1997 aux présidents des Conseils Régional et Général de la Guadeloupe, au Préfet de Région, au Président du SIAEAG, au directeur de la SOGEA, au Comité de défense des abonnés, aux médias. (...) Nous réaffirmons que la production, la protection, la gestion, la distribution de l'eau doivent être réalisées sous la maîtrise de la puissance publique par la création d'une entreprise publique de l'eau en Guadeloupe, pour garantir à tous les usagers une eau de qualité à un prix unique calculé de manière transparente. Mais, il est vrai que cette proposition ne peut être mise en œuvre dans le cadre du droit commun français et européen, elle nous renvoie à la capacité politique d'élaborer des réponses et de porter des solutions correspondant aux réalités de notre pays. C'est aux Guadeloupéens d'en décider.”

 

 

  

9 mai 2014 - France-Antilles : “Laurent Bernier, nouveau président du Siaeag : « Ma priorité ? Pouvoir offrir de l'eau à tous » “Laurent Bernier l'avoue : les défis à relever sont « incommensurables! » Au-delà de la remise en état d'un réseau aussi vétuste qu'obsolète, le nouvel homme fort de ce syndicat sait qu'il va devoir marcher sur des oeufs en trouvant en urgence des solutions pérennes, tout en faisant face à la colère légitime de la population. Au-delà des tuyaux fuyant de toute part, figure aussi la problématique de l'émission très aléatoires des factures et des relations liant le syndicat à des communes allant de Saint-François à Lamentin. Pas simple. D'autant que le Siaeag ne fonctionne plus à 12 mais à 6, ce qui limite un peu plus encore ses marges de manoeuvre et capacités d'action.”

 

Avril 2014, Connseil général de la Guadeloupe : Etude de faisabilité relative à la mise en place d'une structure unique de production d'eau potable pour la Guadeloupe “L’organisation de la gestion de l’eau : Jusqu’en décembre 2013, l’organisation de la maîtrise d’ouvrage de l’eau en Guadeloupe était partagée :

– 5 communes ayant la compétence adduction et distribution,

– 1 communauté de communes ayant la compétence adduction et distribution,

– 2 communauté d’agglomération ayant la compétence adduction et distribution,

– 4 syndicats ayant la compétence adduction et distribution,

– 1 syndicat de production d’eau brute,

 

 

 - mars 2014, Constat sur les réseau de la pénurie: Des réseaux vétustes. En moyenne, la durée de vie des canalisations est de 40 ans. En Guadeloupe, le réseau a plus de 60 ans. Il est en fin de vie, vétuste et fuyant. Les canalisations en amiante-ciment sont très cassantes et les fuites très nombreuses. Le réseau est une vraie passoire. Résultat : Sur 60 millions de m3 produits par an, 30 millions seulement sont réellement consommés.

 

  2012 :

- Décembre 2012, Enquête d'opinion sur l'eau :  “Une population largement favorable à la création d’un organisme unique de gestion de l’eau.”

 

 

2010 :

 

- avril 2010 La  SIEAAG est à la recherche de 14 millions d'impayés. La plus grosse facture d’impayés à hauteur de 89 000 euros appartient à une société d’économie mixte (SEM) immobilière. 

Les communes du Siaeag lui doivent 500 000 euros et 51 % des petits usagers sont dans des situations d’impayés. Sur plus de 37 000 abonnés petits abonnés, 185 ont plus de 5 000 euros d’impayés. Parmi les mauvais payeurs, le Siaeag pointe du doigt des hôtels. 

 

 

 2008 :

 

- décembre 2008, Jérôme Bacci (directeur des services techniques au SIAEG annonce d'importants travaux, notamment la réfection des canalisations et l'implantation d'une nouvelle usine, plus importante, des travaux qui nécessiteraient entre 10 et 20 millions d'euros d'investissement.

 

 - juin 2008 France-Antilles, Le SIAEAG devient le vrai maître de la politique de l'eau dans treize communes de l'île. Il annonce d'ores et déjà des nouveautés : des factures chaque trimestre; la réfection du réseau et la construction des réservoirs et des stations d'épuration.

 

23 octobre 2015, Le Conseil Départemental, aux côtés de l’État et du Conseil régional, avec l’appui de l’Office de l’Eau, ont inauguré le vendredi 23 octobre 2015 l'usine de production en eau potable de Prise d'Eau. 

 

 - Depuis le 1er juin 2008, le SIAEAG a confié à la société Générale des Eaux Guadeloupe l’exploitation des ouvrages de production et d’alimentation en eau potable, par le biais d’un marché de prestations de services.

Le SIAEAG assure donc les dépenses d’investissement tant pour le renouvellement des installations que pour la construction de nouveaux ouvrages.

  

 

 



19/08/2018
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